Fukushima passe à travers la lentille des cinéastes – documentaire à co-produire

Devenez co-producteur du documentaire Printemps à Hanamiyama

Hanamiyama, Préfecture de Fukushima, à seulement 80 km de la centrale sinistrée de Fukushima Daiichi, est considéré comme un lieu paradisiaque, où l’on célèbre chaque année, et depuis des siècles, les traditionnels hanami, entre fin mars et mai. Ce lieu est, depuis mars 2011, contaminé par les retombées radioactives.
Un documentaire, monté par Masayasu Eguchi (Interbay Films), a été réalisé : un film sous forme de recueil de témoignages, intitulé Le Printemps de Hanamiyama – Fukushima

princtemps à hanamiyama

Contexte

Egushi Masayasu, réalisateur primé au Japon pour son film documentaire Goendama (« La pièce de 5 yens », 2008), a été convié à Fukushima pour les commémorations de la catastrophe du Tohokû, durant lesquelles son documentaire fut projeté. Les organisateurs l’ont donc mené vers les zones sinistrées par le tsunami, ainsi que dans le parc Hanamiyama, aujourd’hui devenu un hot spot. Le réalisateur y a rencontré des employés de travaux public, qui, courageusement, en plein hiver enneigé, décontaminaient les zones les plus radioactives. Chaleureusement accueilli par les habitants, il décidait alors d’y revenir…
 

 

Synopsis du « printemps de Hanamiyama »

Au sein du parc Hanamiyama, célèbre pour ses cerisiers, la décontamination commence véritablement pour éviter la dispersion du césium et diminuer la radioactivité, mais avec peu de succès. Au milieu de la menace invisible, la vie a repris son cours. Certains ont repris leur activité agricole, tout en sachant la terre contaminé, et leur travail vain, personne ne mangera le produit des récoltes. Malgré l’attachement à leurs terres, sur lesquelles certains vivent depuis des dizaines de générations, les artisans, éleveurs, agriculteurs, doivent se reconstruire ailleurs. La terre, devenue un poison lentement mortel, est le témoin du travail acharné de nettoyage dont se chargent de jeunes hommes. Témoignages touchants du quotidien de ces gens qui ont parfois tout perdu, mais gardent malgré tout le sourire.
 

 

Tous Coprod

Pour financer la diffusion de ce film, la formule « Tous coprod » a été choisie, où chacun peut participer, à hauteur de ses moyens, et à partir de 1 €.
La somme nécessaire est de 5000 euros, et une partie a déjà été récoltée.
Nous vous encourageons à faire un geste, chaque euro est important, d’autant plus que la somme doit être réunie pour le 5 août. A ce jour, seulement 14% de la somme a été récoltée.

 


Le printemps de Hanamiyama par interbayfilms

 

The GREYZONE

Des documentaires humains sur le nucléaire

Alain de Halleux, scénariste, réalisateur et caméraman français, né en 1957, commença ses études  par un diplôme en Sciences chimiques (nucléaire) à l’UCL, et poursuivi avec un diplôme de  réalisation de film à l’INSAS.
Il obtint le Prix de la vocation en 1983 grâce à ses travaux photographiques sur la guerre en Afghanistan, ainsi que 3 prix internationaux dans le domaine du film d’entreprise dans les années qui suivirent.
Son travail au sein du comité de lecture de scénario du CBA (Centre de l’Audio-visuel à Bruxelles) lui permit de participer au documentaire sorti en 2009 : R.A.S nucléaire, rien à signaler, diffusé sur la chaîne Arte

 

Teaser RAS nucléaire, rien à signaler. Témoignages des travailleurs du nucléaire en France.

 

Quelques extraits du documentaire :

 


R.A.S. Nuclaire de Alain de Halleux par asblCinergie

Si vous souhaitez en savoir plus sur les travailleurs du nucléaires, Antoine Citoyen fournit, en plus de ses vidéos humoristiques, une liste de sites incontournables traitants du nucléaire, pour devenir incollable sur l’atome.

 

En 2011, à l’occasion des 25 ans de la catastrophe de Tchernobyl, Alain de Halleux nous offrit cette fois Tchernobyl Forever / Tchernobyl 4 ever.
« Tchernobyl ne fait que commencer… »

Vous pouvez voir l’interview d’Alain de Halleux sur Tchernobyl Forever (en 8 parties), et en voici la bande annonce.

Réalisateur engagé, son prochain objectif sera Fukushima

En octobre dernier, Alain de Halleux s’est rendu au Japon, à Minamisoma, à 20 km de la centrale de Fukushima, pour préparer son prochain documentaire. Comme il le dit lui-même, alors qu’il suivait l’évolution des réacteurs de Fukushima, il a ramassé la bouteille échouée sur le rivage de Seiichi Nakate, qui lançait un appel désespéré pour faire évacuer les enfants de Fukushima et dénonçait l’inaction des médecins vis-à-vis de l’évacuation de ces enfants.

Dans ses carnets de voyage du 26 octobre au 15 novembre, Alain de Halleux réécrit scrupuleusement, le récit de chacune de ses journées, passées auprès des Japonais. Il y note chaque témoignage, chaque conversation, chaque souvenir et chaque sensation, de façon très touchante, et le tout accompagné de photographies. En échos à ses carnets de voyages, Récits de Fukushima est une série de 8 épisodes diffusés sur le site ARTE et sur la chaîne RTBF.
Dans son documentaire, Alain de Halleux suit trois familles japonaises, avec chacune sa propre façon de réagir à ces évènements.
Son voyage au Japon n’est pas un simple prétexte, ni une simple collecte de documents pour son film. Les familles qu’il rencontre n’ont pas de « temps de parole », avec un nombre de questions précises posées. Au contraire, il n’hésite pas à les rencontrer plusieurs fois, et tente d’installer un climat de confiance, une complicité, surtout avec les enfants et adolescents. Pour lui, mettre les gens à l’aise est le meilleur moyen de se livrer à coeur ouvert, ce qui n’est pas toujours facile. Les gens constatent alors assez vite qu’il n’est pas un journaliste comme les autres, et qu’il cherche vraiment à les comprendre.  Au-delà même du film, ce sont les liens qu’il créé qui sont importants. Ces liens serviront de fil conducteur à son documentaire, pour retranscrire en images la réalité qu’il a trouvé en ce pays du soleil levant à la plaie encore béante.

« Pour mon film CHERNOBYL 4EVER, j’avais réalisé que pour comprendre Tchernobyl, je devais comprendre l’Ukraine et que pour comprendre l’Ukraine, je devais étudier Tchernobyl. Même constat ici. En 10 jours, j’en ai appris autant sur le Japon que sur Fukushima. Cette catastrophe a secoué et secoue encore toute la société. »

En mars 2012, il retourne à Minamisoma pour visiter, entre autres, les laboratoires qui apportent leur aide aux gens, et entre dans la zone la plus touchée par le tsunami et les retombées radioactives.
Du 19 juillet au 10 août, il se rend au festival samouraï de Nomaoi pour terminer son film. Mais considérant que Fukushima ne fait plus partie de l’actualité, les subventions lui sont refusées. Il se voit contraint de demander une aide aux citoyens afin de pouvoir achever cet important documentaire.

Si vous souhaitez aider Alain de Halleux à terminer son film, vous pouvez lui envoyer directement un don :

Alain de Halleux
Banque BElfius
IBAN BE44 0630 3272 8845
BIC GKCCBEBB
Avec mention « THE GREY ZONE »

Les réalisateurs font un travail remarquable pour archiver ces témoignages et mettre en image la réalité de la situation depuis le 11 mars 2011. Sans notre aide, l’achèvement de tout ce travail risque d’être compromis. Les informations que véhiculent ces images méritent pourtant d’être diffusées au plus grand nombre. Devenir un des bienfaiteurs en tant que co-producteur pour l’un de ces documentaires est un moyen de participer à un projet humaniste. Cette occasion se présente rarement, et toutes les aides seront les bienvenues.

« Si vous cherchez la source du fleuve, vous la trouverez dans les gouttes d’eau de la mousse. »

 

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3 réponses à “Fukushima passe à travers la lentille des cinéastes – documentaire à co-produire”

  1. Impressionnant toutes ces couleurs, dire que le poison est là, invisible…

    Où en est-on avec sont ces projets de documentaires ?


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